La Pratique

Le Võ-Thuât y-Quyên, comme la plupart des arts martiaux, recherche la vérité dans la pratique et non l’illusion. Nous n’avons pas besoin de la complaisance du partenaire pour réaliser des prises, ce dernier pourra enchaîner les mouvements comme il le désire.

Võ-Duong Yên Long Võ Thuât Y-Quyên

C’est au pratiquant du Võ-Thuât de s’harmoniser avec lui même, grâce au principe de la non-résistance et à la sensation de coller à l’autre (niem), le tout étant basé sur une pratique très fine des déplacements.

On apprend à utiliser le khi afin de coordonner le corps et l’esprit.

Dans le Võ-Thuât Y-Quyên, il n’est pas nécessaire de terminer rapidement ou brutalement une prise, car, une fois le mouvement commencé, l’adversaire est mis en déséquilibre continu ce qui l’empêche de résister.

Chaque prise englobe trois aspects (technique, khi, et mental) et repose sur plusieurs points fondamentaux (défense ou parade, attaque).

Le respect de ces éléments permettra de conclure par une clé, une projection ou par un coup (pied ou main).

Clé suivie d'une projection

Différents principes de l’école permettent ces applications :

  - L’utilisation de la souplesse contre la force (Di nhu chi cuong)

  - L’utilisation de la non-résistance et de l’harmonie (Tu lang chong thiên cân)

  - Le principe de l’action et de la réaction (Phan ung)

  - Le principe de déséquilibre

  - Le principe de la fluidité et de la continuité du mouvement.

Il a en commun avec le tai chi chuan l’utilisation des principes Yin-Yang (âm-duong) en tant que principes, ainsi que le travail du Khi.

La pratique est à la fois dure et passionnante et ne peut qu’être profitable pour celui ou celle qui accepte de chercher au delà de la seule apparence des choses ou des modes.

Võ-Thuât Y-Quyên idéogramme

Le travail fait appel à l’effort, la persévérance, le savoir, l’habileté ; des connaissances qui s’acquièrent avec le temps.

Ce travail s’effectue avec le but d'élever l’individu, dépasser le stade d’une habileté technique afin d’accéder à une démarche corps/esprit (hsing ý).

Cette recherche où l’individu est au centre de la démarche ne doit pas faire oublier l’origine de la pratique (la guerre) et son exigence première (efficacité et performance).

Dragon

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