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Ý-Quyên

Pratique Martiale Sino-Vietnamienne

Dans notre travail, les postures et des déplacements constitue les fondements de la pratique.

L’ancrage au sol est un apport important pour la progression de l’Art Martial, ce qui a pour but de fortifier les membres inférieurs. C’est en effet par l’intermédiaire d’un tel travail que l’on obtient une maîtrise de la stabilité au sol.

Ces exercices de postures permettent une approche à la notion de Ý c'est-à-dire l’intention, la volonté pour garder un temps donné la position et faire abstraction des douleurs musculaires.

Le relâchement du haut du corps et le contrôle respiratoire auront également une part importante pour se maintenir correctement et sentir l’énergie circuler dans tout le corps.

Le sang s’écoulera plus harmonieusement. Les postures de l’arbre «  cây tân » et maintenir le tigre « câm Hô » en sont deux exemples.

Ecole Yen Long, vo thuat y quyen, dunkerque, francois chailleux

La posture de l’arbre est un exercice pour la pratique des mouvements martiaux, elle peut aussi se travailler en Tai ji quan et dans le Qi Gong (Khi cong) car elle présente également un intérêt thérapeutique.

Les positions de bases sont comme les fondations d’une maison, elles constituent un élément indispensable à l’évolution de la pratique.

Toutes les techniques de mains et de pieds ainsi que les déplacement, pour être réalisés avec force, dépendront de la stabilité acquise lors du travail des postures.

Vidéos :
Armes

Ecole Yên-Long

 

 
Thao mains nues
Ecole Yên-Long

Les techniques codifiées se travaillent principalement à deux avec armes ou à mains nues. Elles permettent d’utiliser un large éventail de techniques utilisé dans notre école.

Elles sont travaillées avec une progression suivant le niveau du Võ-sinh (élève)

De nombreux exercices dirigés ou spontanés assurent l’entraînement aux aptitudes physique et mental.

Des exercices spécifiques permettent d’acquérir : agilité – souplesse – force – vitesse – fluidité – attention – persévérance – volonté – habilité – détente du physique et de l’esprit.

Les techniques employées viennent du « ressenti intérieur, de la sensation » dû à un long travail du réflexe conditionné qui conduira ensuite vers une grande liberté du corps et de l’esprit. Ces connaissances s’acquièrent avec le temps.

Dans le Ý-Quyên on trouve un large éventail de techniques :
Coups de pieds, poings, coudes, épaules, genoux.
Le travail de projection (Nêm Thuât)
L’art des clés (Khoa Thuât)
Les techniques de ciseaux
La pratique des armes (Binh Khi)
Le khi cong  « travail sur le souffle » est très important pour la progression dans le
Ý-Quyên.

La notion du combat est introduite avec le travail des mains collantes Thui shou « Niêm thu » ou encore « hang nhên » la toile d’araignée.

Ce travail particulier avec un partenaire nous amène à l’approche de la notion de combat. Pendant les exercices, nous maintenons une certaine souplesse d’exécution et une relaxation du corps et de l’esprit.
Ces exercices développent une meilleure sensation tactile et améliorent la perception de la fluidité dans techniques de main et de déplacements. Lors de ces exercices, nous pouvons utiliser plusieurs formes de coups frappés tel que poings, paumes, tranchants de mains, pieds, projections, coudes, clés, ciseaux ; ceux-ci seront accompagnés des déplacements appropriés.

Ces acquis seront aussi travaillés avec les techniques codifiées et les formes de combats libres. Sans oublier que la défense (parade/esquive) prédomine sur l’attaque.

La stratégie repose sur différents principes :

  • utilisation de la souplesse contre la force
  • de l’action et de la réaction
  • du déséquilibre
  • mouvement multidirectionnel
  • continuité du mouvement en coordonnant la gestuelle avec la respiration

Les enchaînements codifiés (Quyên, Thao) représente en quelque sorte les « archives » de l’école. On y retrouve les principes et les techniques du Ý-Quyên. Les connaître et les travailler est important pour la progression et la maîtrise de son art.

Le travail des Thao permet d’accéder à la connaissance de techniques, de sensations et nous place en situation. C’est une source ou l’on vient puiser la base du travail de l’école.

Les Thao sont travaillés à main nues et avec armes (bâtons, doubles bâtons courts, épée, sabre etc)

Le travail des armes fait partie du programme d’enseignement que doit suivre le pratiquant (Vo Sinh).Avec une arme, le Vo Sinh pourra mieux développer certaines sensations ( contrôle des gestes , perception plus aigue du danger) et qualités (coordination, latéralisation).

Cette partie de la pratique exige une maîtrise des mouvements de base. Tout en travaillant régulièrement avec les armes, le pratiquant développera une musculature spécifique.

La pratique du bâton long, moyen, court, poignard, sabre, sabres papillon et épée sont les armes principalement travaillées au sein de l’école.

Francois Chailleux aux couteaux papillon, Ecole Yen Long, vo thuat y quyen, dunkerque, francois chailleux

Francois Chailleux au sabre court, Ecole Yen Long, vo thuat y quyen, dunkerque, francois chailleux

Jerome Gadeyne a la lance, Ecole Yen Long, vo thuat y quyen, dunkerque, francois chailleux

Le Ý-Quyên se caractérise par :

Une mobilisation performante du corps pour des défenses efficaces et des attaques explosives.
Une recherche de l’efficacité en combat réel qui ne se fait pas au détriment de la santé.

Son enseignement se compose de :

Cinq grands principes
Dix formes de base (Thao)
Trois cycles de formation

Les valeurs de l’Ecole Yên Long sont :

La recherche de l’efficacité par le travail et l’assiduité
L’humilité
L’absence d’ «extrême-orientalisme »

Ecole Yen Long, y quyen, tai ji quan, qi gong, dunkerque